Qu’est ce qu’un logement confortable ?

4 paramètres sont à prendre en compte la température d’ambiance, la température des parois, la vitesse d’air et l’hygrométrie.

A) L’homogénéité de la température dans chaque pièce
La température d’ambiance souhaitée doit être uniforme dans chaque pièce. Plus elle est uniforme d’un côté à l’autre de la pièce ou du sol au plafond, plus les occupants auront une sensation de confort. Dans le cas contraire, l’occupant ne se sent pas très bien. L’isolation thermique de toutes les parois chauffantes couplée à un chauffage de qualité sont un bon moyen d’obtenir cette homogénéité.

B) La température des parois, opaques ou vitrées
Elle doit être la plus proche possible de celle de l’air de la pièce. Un écart trop important entre la température d’une paroi et celle de l’air ambiant est ressenti comme un point d’inconfort. C’est la sensation de paroi froide.

L’exemple le plus flagrant est celui d’une fenêtre à simple vitrage. Dans un local chauffé à 20°C en hiver, l’occupant situé à moins d’un mètre ressent une désagréable sensation de fraîcheur ! La fraîcheur de la paroi « pompe » les calories des objets qui l’entourent.
Cette paroi froide crée également de la convection le long de sa surface provoquant un mouvement d’air qui accentue le ressenti de passage d’air froid. L’occupant de la pièce va augmenter la température d’ambiance et par le fait, modifier la différence de température entre l’ambiance et la paroi froide, et donc accroître son inconfort tout en consommant plus de chauffage.
A l’inverse, des parois isolées de manière satisfaisante, assurent une consommation maîtrisée et le confort pendant toute la période hivernale.

C) La vitesse de l’air dans le logement
Toutes les infiltrations d’air parasites conduisent à une surconsommation. Ces infiltrations parasites peuvent conduire vers un autre désagrément, celui que l’on appelle communément le « courant d’air inexpliqué ». C’est ainsi, qu’une maison à étage, « fuyarde », voit sa cage d’escalier transformée en conduit de cheminée alimenté par les infiltrations parasites d’air. La vitesse d’air générée par ce phénomène est ressentie par les occupants, créant un inconfort. Traiter les infiltrations d’air parasites, c’est réaliser une économie et augmenter le confort.

D) Le taux d’ hygrométrie
En dessous de 35% d’humidité contenue dans l’air du logement, l’air est trop sec, l’occupant ressent une gêne physique. Au-dessus de 70% d’humidité, l’air devient trop humide, les bactéries peuvent se développer: les personnes qui ont des problèmes respiratoires sont les plus exposées.
La ventilation est trop souvent oubliée dans les travaux de rénovation. Absente, obstruée, arrêtée, les désordres seront d’autant plus rapides et importants que la maison est hermétique. En 24 heures d’occupation une famille de 4 personnes génère par leur seule respiration 10 à 15 litres de vapeur d’eau. Ces derniers vont se condenser sur les parois les plus froides dégradant le bâti ainsi que la qualité de l’air à l’intérieur du logement.
La condensation sur les vitres est souvent le premier indicateur d’un défaut de renouvellement d’air.
Une maison confortable permet aux occupants de se sentir bien. Le réglage d’ambiance doit être adapté car le confort thermique peut varier d’un occupant à l’autre en fonction de son mode de vie. En revanche si l’un des paramètres fait défaut, la réaction logique de l’occupant sera d’en compenser les effets, malheureusement au détriment du confort et de la consommation d’énergie.

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