Représentation des ponts thermiques

Une barrière isolante discontinue provoque des ponts thermiques responsables de pertes de chaleur. Pour éviter ces imperfections, il est préférable de réaliser une isolation thermique par l’extérieur. Seulement, toutes les habitations ne peuvent pas recourir à ce type d’isolation. Ainsi, si vous concevez une isolation thermique par l’intérieur, choisissez des matériaux qui réduiront au maximum ces ponts thermiques.

Définition et explication

Le pont thermique est une zone de rupture de l’isolation : bien que les parois d’une habitation soient normalement chaudes, un pont thermique provoque une rupture en créant un point froid et offre à la chaleur un moyen de passage plus facile. Cette zone est un lieu d’échange de température, ce qui entraîne des pertes énergétiques fréquentes et conséquentes dans les habitations dont l’isolation est perfectible.

Les points froids (ou ponts thermiques) se manifestent dans les angles. Si la ventilation est insuffisante, l’humidité de l’air s’y condense, et les moisissures s’installent. Elles se situent généralement aux points de raccord des différentes parties de la construction : nez de planchers, linteaux au-dessus des ouvertures, nez de refends ou de cloisons en cas d’isolation par l’intérieur en réhabilitation.

Plus on isole et on cherche à atteindre un niveau de performance énergétique élevée, et plus le traitement des ponts thermiques devient important. Il est peu utile d’augmenter excessivement les épaisseurs des isolants si on ne s’occupe pas des ponts thermiques, qui constituent le maillon faible de la barrière isolante.

Les ponts thermiques sont également responsables de problèmes de condensation qui peuvent entraîner d’autres dommages ou accentuer le phénomène de déperdition thermique dans un cercle vicieux

Il existe principalement deux types de ponts thermiques :

  • les ponts thermiques linéaires ou 2D caractérisés par un coefficient linéique Y exprimé en W/(m.K) (exemple : liaison en partie courante entre un plancher et un mur extérieur). La déperdition en W/K à travers un pont thermique linéaire se calcule en multipliant le coefficient linéique par son linéaire exprimé en mètre.

  • les ponts thermiques ponctuels ou 3D caractérisés par un coefficient ponctuel X exprimé en W/K (exemple : liaison entre un plancher et deux murs perpendiculaires de façade).

Le coefficient ponctuel exprime la déperdition en W/K à travers le pont thermique en question.

Pourcentage

En France, on estime que les ponts thermiques représentent plus de 40% des déperditions. Ils entraînent sur la surface intérieure de la paroi une chute locale de température et créent des zones froides localisées dans la maison. Ces zones sont également source d’inconfort pour les occupants car le corps humain aura une impression de froid si les murs sont froids, et ce même si l’air de la pièce est bien chaud.

Conséquences des ponts thermiques

Le pont thermique est une zone de faiblesse plus ou moins étendue dans la continuité thermique de l’enveloppe d’un bâtiment.

Cette zone de faiblesse a pour principales conséquences :

Des pertes énergétiques : La chaleur intérieure en hiver s’échappe par les zones de ponts thermiques. L’été, la chaleur extérieure s’infiltre à l’intérieur. Ces fuites calorifiques entrainent une augmentation de la consommation énergétique.

Des problèmes d’humidité : La différence de température entre l’air ambiant et la surface du plancher ou des murs crée de la condensation en surface. Les parois deviennent humides et s’abiment. Moisissures et champignons s’installent ce qui dégrade la qualité de l’air intérieur.

Sensation de paroi froide : La différence de température entre l’air de la pièce et les parois soumises à ponts thermiques provoque des sensations de froid et de courant d’air particulièrement inconfortables.

Il existe 2 types de pont thermique :

Ponts thermiques linéaires ou 2D

L’interruption de l’isolation au niveau des planchers hauts, planchers bas, des refends, des fenêtres, portes fenêtres, portes extérieures, et des balcons génère d’importantes pertes de chaleur.

Ponts thermiques ponctuels ou 3D

La pénétration totale ou partielle de l’enveloppe du bâtiment par des matériaux ayant une conductivité thermique différente crée des ponts thermiques ponctuels. Par exemple, les tiges métalliques utilisées pour fixer au mur vertical des panneaux de laine de verre créent des ponts thermiques ponctuels.

Cette entrée a été publiée dans Non classé, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , . Vous pouvez la mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.