L’incontournable ventilation de la maison

Si, pendant longtemps, la perméabilité naturelle des maisons ou le fait d’entrouvrir les fenêtres de temps en temps a suffi à rendre une atmosphère plus respirable, ce n’est plus le cas avec les constructions modernes, surtout celles qui visent la basse consommation ou la passivité. Dans le contexte de la RT 2012, isolation et étanchéité sont plus que jamais à l’ordre du jour. Une ventilation permanente et contrôlée est donc devenue nécessaire. C’est la fameuse VMC (ventilation mécanique contrôlée).

Modèle de base : la VMC simple flux autoréglable

Des bouches d’extraction situées au plafond des sanitaires et de la cuisine aspirent l’air pollué. Cette extraction crée une dépression dans la maison, qui provoque l’aspiration de l’air extérieur par des entrées naturelles et des admissions d’air disposées en partie basse ou intégrées aux menuiseries. Disons-le tout net : si ce système n’est pas cher à l’installation, il est aujourd’hui insuffisant. Il ne prend pas en compte l’humidité intérieure et son fonctionnement 24 heures sur 24 consomme beaucoup d’énergie pour réchauffer l’air froid qui pénètre en permanence dans la maison.

Le contrôle du volume d’air renouvelé par heure se fait manuellement par les occupants : en général, le débit d’air sortant peut être contrôlé par le réglage du degré d’ouverture de la trappe d’aspiration d’air. Parfois, le débit d’air entrant peut également être réglé, par un volet sur les ouïes. Dans les immeubles, on équipe généralement chaque cage d’escalier d’un circuit de VMC, avec un extracteur par circuit.

Plus sérieuse : la VMC simple flux hygroréglable

Les entrées d’air des sanitaires et de la cuisine sont équipées d’un capteur qui réagit et adapte l’aspiration d’air au nombre d’occupants et au taux d’humidité des lieux. Ce système offre une meilleure gestion des déperditions dues au renouvellement d’air, et une économie d’énergie d’environ 6 %. Ce qui est acceptable dans l’ancien, mais reste insuffisant dans le neuf.

Ces systèmes a plusieurs danger quand le lieu est en dépression, il est dangereux d’utiliser un chauffe-eau au gaz ou un poêle qui ne soit pas raccordé à une prise d’air et un refoulement extérieur. L’air qui rentre dans le bâtiment est de l’air froid en hiver, non préchauffé par l’air sortant, de plus il ne peut être que peu filtré.

Plus sophistiquée : la VMC double flux à récupérateur statique

Les bouches d’extraction situées dans les sanitaires et la cuisine aspirent l’air vicié. Celui-ci transite par un échangeur qui récupère les calories pour les transmettre à l’air puisé à l’extérieur, qui est ensuite envoyé dans les pièces à vivre. Cette récupération énergétique qui peut atteindre 60 à 70 % permet une économie de chauffage de près de 15 %. Son inconvénient : le prix. Environ 5 fois plus cher que la ventilation simple flux. Et une installation compliquée en rénovation (combles ou faux plafonds nécessaires).

Le top : la VMC double flux thermodynamique

Elle assure trois fonctions : ventilation, purification de l’air, confort thermique. Son atout : une centrale thermodynamique réversible (sorte de mini-PAC air/air) qui récupère les calories de l’air extrait en hiver, et peut produire du froid en été pour rafraîchir l’atmosphère. Seul frein à son installation : la mise en oeuvre est complexe et coûteuse.

Ventilation Mécaniques Reparties (VMR) :

La ventilation mécanique répartie force la circulation de l’air des pièces de vie vers les pièces humides. Elle aide à son évacuation, régulant en permanence le taux d’humidité. Toujours bon à prendre pour respirer un air plus sain ! »

Dans les logements sans VMC qui disposent uniquement de ventilation naturelle avec des bouches d’aération, le renouvellement de l’air laisse souvent à désirer ! Pour réduire les pics d’humidité et combattre les phénomènes de condensation. D’installation simple et facile d’entretien, extracteurs d’air intermittents ou aérateurs permanents motorisés se placent dans les cuisines et les salles de bains. Ils forcent le mouvement de l’air des pièces à vivre vers les pièces humides et facilitent l’évacuation de l’air vicié. Ils peuvent se déclencher automatiquement après avoir atteint un seuil d’humidité ou au contraire fonctionner en permanence.

La ventilation mécanique par insufflation (VMI) fonctionne sur le principe d’un ventilateur qui souffle dans l’habitat de l’air neuf réchauffé par une résistance électrique. Cet air est filtré. La maison est ainsi en légère surpression et de l’air s’échappe de la maison par les grilles de ventilation des menuiseries extérieures. La VMI est donc une alternative pour ventiler l’habitat quand l’installation d’une VMC est difficilement réalisable. L’air extrait de la maison dépend de la position des ouvertures par rapport à la VMI et de la taille de ces ouvertures. L’air sort majoritairement par le chemin le plus court et le plus large possible par rapport au bloc d’insufflation de l’air neuf qui crée la surpression. L’air le plus humide de la maison, celui de la cuisine ou de la salle de bain n’est donc pas en général celui qui sortira de la maison le premier si les bouches de sortie d’air ne sont soigneusement choisies et si les débits ne sont pas calculés.

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