chaudière à bûches

Bien moins contraignant qu’on le croit, le chauffage central à bûches procure un excellent confort et se révèle peu onéreux.

Avec un coût du kWh compris entre 2,60 et 3,50 centimes d’euro, le bois en bûches est sans conteste l’énergie la moins chère. Le choix de cette solution comme chauffage principal semble donc tout indiqué à l’heure actuelle. Mais, à la différence du gaz ou du fioul, l’autonomie de fonctionnement est malheureusement réduite. Le foyer doit être alimenté régulièrement, au minimum deux ou trois fois par jour. Et en plus le logement est grand, plus les besoins en bois (avec la place nécessaire que cela suppose) sont important: il faut y penser avant l’achat! Pour un fonctionnement optimisé, il est vivement conseillé de faire fonctionner l’installation en « hydroaccumulation »: le principe consiste à ajouter un ballon de réserve d’eau chaude. Ce stockage supplémentaire restitue la chaleur accumulée après épuisement du combustible, ce qui permet d’allonger les intervalles entre deux chargements. Quoi qu’il en soit mieux vaut choisir un matériel à haut rendement, tant pour la sécurité de fonctionnement que pour la maîtrise des consommations. Les nouvelles technologies associées aux chaudières le permettent. Profitez-en.

Bien choisir son bois

N’utilisez que des bûches de bonne qualité, de préférence des bois durs (chêne, hêtre, frêne). Vérifiez que le bois soit bien sec (maximum d’humidité de 25% équivalent à un séchage de 2 ans). Plus il est sec, plus son pouvoir calorifique est élevé et moins l’appareil est susceptible de s’encrasser.
Chez un distributeur, l’étiquette « NF-bois de chauffage » garantie le type d’essence, le taux d’humidité, les dimensions proposées et les quantités livrées en stères.

Régulation électronique

À combustion  inversée assistée d’un ventilateur (tirage forcé), cette chaudière offrent un rendement maximal de 88%. Elle est dotée d’une régulation électronique qui permet de moduler la puissance de chauffage. Elle brûle des bûches de 50 cm.

De meilleur rendements

Le fonctionnement diffère selon le mode de tirage et le type de combustion. Affiché en pourcentage, le rendement donne une indication de la proportion de chaleur utile restituée. Par définition, c’est le rapport entre la quantité d’énergie procurée et la quantité d’énergie consommée. Plus le rendement est élevé, plus l’installation optimise le combustible utilisé.

  • Les appareils les plus simples sont à tirage naturel et à combustion montante: Les bûches brûlent simultanément dans le foyer, comme dans un poêle. La combustion est généralement irrégulière, d’où de faibles rendements (jusqu’à 60 %).
  • À tirage naturel et à combustion horizontale ou inversée, les chaudières sont plus élaborées, car dotées d’une chambre secondaire située sur le côté ou au-dessous du support des bûches. la combustion est optimisée par inversion du sens du tirage (de haut en bas). Les rendements peuvent atteindre 70 à 80 %.
  • Tous ces appareils peuvent assurer la production d’eau chaude sanitaire grâce à un ballon (intégré ou non), généralement équipé d’une résistance électrique d’appoint pour les jours d’été.
  • Labellisés Flamme Verte, ils garantissent un rendement minimal de 80% et moins de pollution, avec un taux maximum démission de monoxyde de carbone (CO) de 0,03% et de très faibles quantités de micro-particules.
  • Le coût d’investissement pour une chaudière varie  (hors crédit d’impôt)  de 3 000 à 10 000 € selon la technologie et la puissance.
  • Les chaudières à tirage  forcé, dites « turbo », sont les plus récentes et les plus performantes (de 70 à 90 % de rendement): à combustion inversée également, elle font appel en plus à une turbine ou ventilateur qui pulse l’air à travers le foyer et extrait les fumées. Ce dispositif améliore la combustion et augmente la puissance.
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