Les risques de condensation dans une toiture

Lorsqu’une paroi non étanche sépare deux volumes d’air chauffés à des températures différentes dans lesquels les quantités de vapeur d’eau ne sont identiques, il y a migration vers le côté où la quantité est la plus faible. Si la quantité de vapeur d’eau du côté froid dépasse la quantité maximale absorbable par l’air, il y a condensation.

Les risques de condensation dans une construction apparaissent principalement en hiver du fait que la concentration d’humidité dans l’air ambiant chaud des habitations est plus élevée que dans l’air extérieur froid. Si cet air ambiant parvient à s’infiltrer dans la toiture, il se condense sur les parties froides de la charpente et de la couverture et provoque des problèmes d’humidité sous forme de gouttes ou de moisissures.

Outre ces risques de condensation par diffusion, il existe d’autres sources d’humidité à combattre :
- s’il n’y a pas d’écran de sous-toiture, il peut y avoir des infiltrations d’eau de pluie ou de neige directement à l’intérieur de la construction ;
- si le pare-vapeur n’assure pas correctement l’étanchéité à l’air, l’air humide intérieur va se propager vers l’extérieur par convection entre les joints et les fissures pour venir se condenser du côté froid.

En France, les règles de l’art (DTU de la série 40) imposent naturellement la présence d’une lame d’air de ventilation entre l’isolant et la couverture du toit pour minimiser les risques de condensation en tous points (isolant, couverture, bois, etc…) en évacuant la vapeur d’eau présente dans la paroi.

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