Terrasse en bois: la plus facile à réussir

Une réalisation soignée garantit la longévité de votre terrasse en bois. Cela passe par la mise en œuvre d’une structure solide.

Destinée à l’origine aux parquets massif, la méthode classique de la pose de planchers sur lambourdes est simplement déplacée à l’extérieur. La technique est relativement simple et s’apparente à la construction d’un radeau, calmement posé sur la pelouse au lieu d’affronter les océans. Le choix des lames est une question de goût, d’engagement responsable et de finances disponibles. Côté technique, il suffit que le bois utilisés puissent résister à la pluie (classe III). Cette qualité est obtenue par tous les produits proposés actuellement, depuis les importations en provenance de pays lointains, jusqu’aux productions locales, traitées ou pas selon les essences. Sur le plan environnemental, la meilleure solution est l’utilisation de bois de votre région, naturellement résistants, séchés pendant 2 ans et achetés directement auprès de professionnels

Préparer le terrain

Il est tout à fait possible de se passer de dalle de béton, ce qui simplifie beaucoup la préparation du terrain.

  • Si la terrasse est posée au sol, contentez-vous de l’égaliser sommairement. Les lambourdes sont posées sur des dés de béton ou sur des parpaings enfouis dans le sol. Un feutre géotextile, posé sur toute la surface au sol de la terrasse, prévient le tassement et retarde l’apparition des herbes à travers les lames.
  • Pour une terrasse en hauteur, le géotextile n’est pas indispensable. En revanche, il est nécessaire de soigner la précision des niveaux horizontaux et des appuis utilisés pour compenser les inégalités du terrain.

Jouer sur l’orientation des planches

Il est toujours possible de composer des motifs en modifiant l’orientation des lames et en figurant des rythmes.

  • Comme pour les vêtements, les rayures dessinées par le plancher peuvent empâter ou affiner la perspective. Ainsi, pour une maison étroite et haute, est-il plus judicieux de poser les lames parallèlement à la façade . Pour une longère basse mais étirée, les lames seront perpendiculaires.
  • à la manière des parquets intérieurs, vous pouvez aussi créer des diagonales, réaliser une pose sophistiquée en chevron, en point de Hongrie ou en bâton. En théorie, tout est possible , à condition de conserver un joint de dilatation en toutes circonstances et de prévoir toutes les lambourdes nécessaires.
  • Ainsi, dans la réalité, il est préférable de ne pas abuser de cette liberté. Elle complique considérablement la pose et peut, dans les cas extrêmes, favoriser les risques de déformation en conférant à la terrasse une surface gondolée.

Mettre en place le lambourdage

Les lambourdes sont des pièces de bois de belle section: 4×6 cm ou 6×8 cm, sur lesquelles sont fixées les lames. Elles sont donc toujours perpendiculaires aux lames. Elles sont donc toujours perpendiculaires aux lames. Plus les lambourdes sont grosse, plus la terrasse est rigide. Comme elles sont en contact avec le sol, elles doivent être traitées (classe IV). L’espacement entre deux lambourdes est de 50 cm en règles générale. Il n’est pas nécessaire de les relier à la maison: vous pouvez créer un terrasse au milieu du jardin! Pour éviter que l’ensemble ne s’enfonce, les lambourdes sont posées sur des plots. Un lambourdage se compose donc de chevrons disposés en  parallèle, à  écartement constant et bordés d’un cadre, aux dimensions de la terrasse.

  • Mettre à niveau: Il est nécessaire de prévoir une pente pour une terrasse en bois puisque la pluie passe entre les lames. En revanche, le plancher doit être horizontal. Il faut donc que les lambourdes soient toutes au même niveau.
  • Placer les entretoises: Des entretoises sont clouées entre les lambourdes. Elles permettent de rigidifier l’ensemble et de régler un écartement constant. Elle sont placées à 1 m d’intervalle environ. Elle sont décalées d’un rang à l’autre afin de faciliter leur fixation.
  • Accoler deux cadres: Les lambourdes sont perpendiculaires au sens des lames. Si la terrasse est tournante, lames et lambourdage changent d’orientation. Les deux cadre sont placés côte à côte. A cette jonction, la pose des lames est facilitée sur les lambourdes doublées.

Côté quincaillerie

  • Le clou reste la méthode la plus simple et la plus économique. En longueur, il mesure au moins deux fois l’épaisseur des lames ( exemple : 60 mm pour des lames de 27 mm). Utilisez des clous torsadés galvanisés prévus pour un usage extérieur. Plantez deux clous à chaque croisement sur la lame et une lambourde.
  • Le vissage en plein est aujourd’hui la méthode la plus répandue, c’est-à-dire que le clou est remplacé par une vis . Il faut disposer d’une visseuse, sinon la fixation est interminable et fastidieuse. Utiliser des vis en trompette, à tête cruciforme, bichromatées, de 40 à 50mm  de longueur.
  • Le clip est une astuce pour dissimuler la fixation. C’est un petit bloc de plastique qu’on visse dans la lambourde et qui fait office de pince pour, en même temps, maintenir les lames et assurer un joint régulier. La plupart des clips nécessitent des lames dotées d’une rainure longitudinale.
  • Les variations dimensionnelles du bois, naturel ou composite, sont incessantes, au gré de l’humidité ambiante. Il est donc fortement déconseillé de fixer les lames les unes contre les autres, sauf si le fabricant l’autorise expressément. De manière générale, laissez un espace de 5 mm entre deux lames parallèles et de 1 cm en bout de rangée, au pieds d’un mur par exemple.

Prévoir les réseaux

  • Comme les réseaux (électricité, eau) ne sont pas accessible, vous pouvez les fixer le long des lambourdes. Pour l’électricité, utilisez des tubes IRL ( isolant, rigide et lisse) d’au moins 20 mm de diamètre, qui s’emboîtent et se collent sur des raccords et des coudes en plastique pour former un réseau étanche.
  • Pour alimenter un réseau d’éclairage, utilisez trois câbles électriques de 1.5mm² (phase, neutre et terre). Pour des prises, le diamètre des câbles est de 2,5mm². Sous la terrasse, les conducteurs sont d’un seul tenant, sans boîte de dérivation. Pour cela, deux solutions : faire passer autant de câbles que nécessaire pour équiper chaque équipement( exemple : 2×3 câbles pour deux lampes), mais cela oblige à utiliser des tubes de plus gros diamètre. Ou utiliser les appareillages comme une boîte de connexion. Par exemple, les câbles arrivent à la première prise et les bornes de celle-ci servent de départ pour relier la prise  suivante
  • Il est interdit de réaliser des circuits mixtes, éclairage et prises. Chaque circuit est relié directement au tableau principal de la répartition électrique de la maison, où il est protégé par un dispositif différentiel à haute sensibilité, en plus d’un coupe-circuit classique ( fusible).
  • Pour un alimentation en eau, les consignes sont moins strictes. Veillez quand même à éloigner le tuyau du réseau électrique. Le plus simple est d’utiliser des tuyaux en polyéthylène (qualité eau potable), d’un seul tenant, entre la maison et le point d’utilisation. Prévoyez une vanne d’arrêt au départ de la maison pour la vidange avant l’hiver.
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